Lecture : Le Paris des Merveilles

Depuis que je vais au travail en train, j’ai repris un rythme de lecture un peu plus soutenu. Et qui dire gare, dit « Relais »… et qui dit magasin qui vend des livres, dit tentations pour moi. A tout hasard, j’ai pioché le premier tome d’une trilogie steampunk française appelée « Les enchantements d’Ambrer » de Pierre Pevel dont je ne connaissais absolument rien.
Et bien c’était une bonne pioche car j’ai beaucoup aimé et je compte bien lire la suite !

J’ai tout de suite été charmée par le style riche et foisonnant de l’auteur, le tout dans un très beau langage. L’histoire se passe à la belle époque au début du 20 ème siècle, Paris y est connectée à Ambremer, la capitale de l’Outremonde, une sorte de monde parallèle où fées, Dragons et licornes sont monnaie courante. Les connections et échanges entre les deux villes sont fréquents et nombreux et c’est dans ce contexte que nous suivons les aventures de Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan et Isabel de Saint Gil, une fée bannie d’Ambremer. Tout commence autour d’une mystérieuse chronique de famille perdue et d’intrigues au plus haut niveau du Gouvernement français. Pour tout vous dire, j’ai eu l’impression de lire un bon scéanrio de jeu de rôle, puis par la suite j’ai découvert que l’auteur était justement auteur de jeu de rôle.

J’ai été émerveillée à presque chaque page de découvrir ce monde décrit par l’auteur, j’avoue que les chats ailés capables de lire un livre en dormant dessus sont mes chouchous. Bref, de la Fantasy, une touche de steampunk, des personnages hauts en couleurs et très attachants, je pense rapidement me prendre la suite de cette Trilogie.

Petite citation pour vous donner le ton :
« Les contes d’autrefois, ainsi que les fabuleuses créatures qui les inspirèrent, ont une patrie. Cette patrie se nomme l’OutreMonde (…) Cet univers voisine avec le nôtre. Jadis ils étaient si proches qu’ils se frôlaient parfois (…) Tel promeneur pouvait ainsi rencontrer, au détour d’un sentier perdu, une reine attristée caressant un grand cerf blanc dont une flèche perçait le flanc; tel berger explorait une ravine et découvrait au-delà une vallée que la vengeance d’un sorcier condamnait à un hiver éternel; tel chevalier solitaire passait, en quête de gloire, le rideau étincelant d’une cascade vers des régions inconnues où l’attendait l’aventure. Combien firent semblables expériences? Combien de poètes et de ménestrels contèrent ces voyages? Assez pour être entendus, sans doute. Trop peu pour être crus. A l’époque déjà, les esprits sages niaient l’existence de l’OutreMonde et de ses prodiges. Et les mêmes, aujourd’hui, continuent doctement à vouloir peindre nos rêves en gris… « 

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