Lecture : Sans Parler du chien

« Le cocher de l’archiduc François-Ferdinand ne tourne pas au bon endroit le long du quai Appel et ça déclenche le premier conflit planétaire. Le garde du corps d’Abraham Lincoln sort griller une cigarette et la réconciliation entre le Sud et le Nord s’envoie en fumée. Hitler a la migraine et donne l’ordre de ne pas le déranger, et c’est dix-huit heures trop tard qu’il apprend que les Alliés ont débarqué en Normandie. Un lieutenant omet d’indiquer qu’un télégramme est important et l’amiral Kimmel n’est pas averti de l’attaque imminente des japonais. »

Voici un roman de Science Fiction très original dans lequel j’ai eu du mal à entrer pour finalement passer vraiment un bon moment !

« Sans parler du chien » nous place du point de vue de M.Henry, historien de son état vivant en 2057, amené à devoir céder aux caprices de la richissime Lady Schrapnell qui souhaite reconstruire à l’identique la cathédrale de Coventry détruite pendant la seconde guerre mondiale. Mais en 2057, on sait voyager dans le temps, mais comme on ne peut rien ramener du passé en dehors de connaissances, ces voyages peinent à trouver finances. Voilà pourquoi les excentricités de Lady Schrapnell rythment la vie des historiens… elle est leur mécène. La quête de la potiche de l’évêque (dernier objet manquant à la reconstruction de Conventry) bat son plein, quand par hasard, une chatte se retrouve catapultée de l’ère victorienne à 2057, époque à laquelle cette espèce a totalement disparu. On suivra donc les tentatives désespérées de M.Henry et sa collègue Verity de rétablir le continuum en ramenant le chat à la bonne époque ou en faisant en sorte que sa maîtresse qui n’est autre que l’ancêtre de Lady Schrapnell ne se marie pas au mauvais prétendant, parmi tant d’autres chose !

On se retrouve donc dans un mélange de comédie romantique à l’ère victorienne et de science fiction tout à fait savoureux puisqu’il est en plus servi par une écriture tout en sarcasme et pleine d’humour anglais (et que je regrette de ne pas avoir lu en anglais du coup). Et ce fameux chien me direz vous ? Un personnage à part entière du roman, je ne vous dit que ça.

J’ai donc beaucoup aimé ce roman malgré un départ un peu abrupte, et il m’a donné envie de lire les autres romans de Connie Willis.

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